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1) une interview avec le Général AOUN (4 décembre) avec une contre réponse d'un citoyen Libanais,
2) une interview avec Samir GEAGEA (6 décembre) un des leaders du Mouvement du 14 Mars,
3) et une avec le Premier Ministre libanais, Fouad SINIORA (6 décembre) :
1) Général Aoun: Le gouvernement doit démissionner
Réponse contre réponse.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>
un citoyen Libanais : Le gouvernement ne doit pas démissionner.<o:p></o:p> | |
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04 Décembre 2006<o:p></o:p> |
Le Parisien<o:p></o:p> |
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2) GEAGEA: La Syrie veut un gouvernement libanais à sa botte
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BY: L'ORIENT LE JOUR (6 décembre 2006 à 05h55)<o:p></o:p>
le régime syrien ne veut pas dun gouvernement libanais qui refuserait de se conformer au bon vouloir de la Syrie<o:p></o:p>
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Geagea : La Syrie ne veut pas dun gouvernement libanais qui ne lui soit pas soumis. Le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a affirmé, dans une déclaration à la presse, que le régime syrien ne veut pas dun gouvernement libanais qui refuserait de se conformer au bon vouloir de la Syrie et qui ne lui soit pas soumis. <o:p></o:p>
Commentant les développements en cours sur la scène locale, M. Geagea a notamment souligné que le gouvernement de Fouad Siniora ne tombera pas. « Les incidents qui se sont produits à Beyrouth étaient prévisibles, a déclaré le leader des FL. Les chefs spirituels musulmans ainsi que les organismes économiques ont mis en garde contre le recours à la rue. Cest de leur droit de manifester, mais pas dans un tel climat, et ce en raison des risques et des dangers qui se présentent. » <o:p></o:p>
M. Geagea a, dautre part, vivement dénoncé les campagnes médiatiques menées par la télévision du Hezbollah al-Manar. « Cette télévision, a-t-il déclaré à ce propos, mène une véritable guerre. Tout média a, certes, le droit de défendre certaines options politiques, mais il na nullement le droit de déformer les réalités et de faire de la désinformation. Il na pas le droit de monter en épingle des incidents mineurs pour leur donner une portée confessionnelle et sectaire. Il est malheureux de constater que le climat entretenu par ces médias se répercute au niveau de la rue. Il est donc important que chaque fraction fasse preuve de sérénité et contrôle ses médias. » <o:p></o:p>
Et M. Geagea dajouter : « Ce qui est sûr, cest que le gouvernement reste et nous poursuivrons notre travail normalement. Si les jeunes de lautre partie veulent continuer à descendre à la place Riad Solh, ils sont libres de le faire, à condition de ne pas gêner et provoquer les autres en créant une tension dans le pays. Or, aujourdhui, ils entretiennent la tension et paralysent lactivité au centre-ville ( ). En ce qui nous concerne, nous ne céderons pas à la pression et au chantage. Cela est hors de question. Nous ne pouvons pas céder car en nous soumettant à certaines requêtes douteuses, nous risquons daboutir à une grande perte ( ). Nous ferons tout pour sortir de la crise actuelle, à condition de ne pas entraîner le pays dans une crise plus grave, semblable à celle que nous avons vécue au cours des quinze dernières années. » <o:p></o:p>
Le leader des FL a, dautre part, déclaré que les propositions de solution avancées par le Premier ministre et par le secrétaire général de la Ligue arabe « sont dignes dintérêt, mais lautre partie ne les a pas prises en considération ». Et dajouter que lopposition ne saurait sortir gagnante de cette épreuve de force « car il existe des constantes dans ce pays, de même que la position populaire est claire, sans compter aussi lattitude des chefs spirituels musulmans et chrétiens, et celle des organismes économiques, en sus du rapport de force ». <o:p></o:p>
M. Geagea a, par ailleurs, affirmé que la motivation de lopposition et de la Syrie est non pas daboutir à un gouvernement dunion nationale, mais de « torpiller le tribunal international ainsi que la résolution 1701, de faire retourner le pays quinze ans en arrière par le biais du tiers de blocage au sein du gouvernement et de paver la voie à des élections législatives en vue délire un président semblable à Émile Lahoud ». <o:p></o:p>
Et le leader des FL de conclure : « Le régime syrien ne veut pas dun gouvernement libanais qui refuserait de se conformer à la volonté syrienne. Le régime syrien ne veut pas du gouvernement actuel car ce dernier est déterminé à aller de lavant dans la formation du tribunal international, dans lapplication de la résolution 1701 et dans le ramassage des armes afin de les placer sous le contrôle de la légalité et de larmée libanaise ». <o:p></o:p>
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3) SINIORA : « Le gouvernement ne saurait être un lieu de blocage de la décision »<o:p></o:p>
BY: L'ORIENT LE JOUR (6 décembre 2006 à 05h50) :
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Nous navons jamais dit que nous étions contre lidée dun gouvernement dunion nationale. Cependant, le gouvernement ne saurait...<o:p></o:p>
Les Libanais ne pourraient supporter trente nouvelles années de crucifixion », affirme le Premier ministre, Fouad Siniora.<o:p></o:p>
Siniora : « Le gouvernement ne saurait être un lieu de blocage de la décision. Nous navons jamais dit que nous étions contre lidée dun gouvernement dunion nationale. Cependant, le gouvernement ne saurait être un lieu de blocage de la décision, mais de dynamisation et de prise de décision. » Cest ce qua affirmé hier le Premier ministre Fouad Siniora, qui continue à recevoir de manière ininterrompue des délégations populaires de soutien au Grand Sérail. <o:p></o:p>
Il est certain que notre pays traverse actuellement une période particulièrement délicate, qui nécessite à la fois beaucoup de sagesse, de détermination et de clairvoyance. Depuis lassassinat du président martyr Rafic Hariri, le pays traverse cette période délicate, qui est une perpétuation, mais par dautres moyens, de ce dont nous avons souffert durant des années au niveau de lincapacité du pays à sexprimer librement (...) », a indiqué M. Siniora. <o:p></o:p>
Il a ensuite développé son argumentation relative au retrait des ministres chiites du gouvernement, lié à la question du tribunal international, évoquant ensuite la rapidité avec laquelle le pays a été entraîné dans la guerre contre Israël, puis les efforts déployés par le cabinet pour mettre fin à la confrontation. <o:p></o:p>
Malgré tout cela, nous sommes devenus le gouvernement de lambassadeur Feltman ! Depuis plusieurs semaines, le guide spirituel iranien Ali Khamenei affirme quil veut défaire les Américains au Liban. Nous lappuyons dans ses efforts, et par tous les moyens, mais qui a pris la peine de consulter les Libanais sur la question de faire du Liban une arène pour vaincre les Américains ? Au lieu que ce gouvernement soit celui de la résistance politique, le voilà comparse dun complot ! » a poursuivi le Premier ministre, en dénonçant la polarisation mise en place par lopposition. <o:p></o:p>
Lopposition, qui a entre ses mains la présidence de la République et la présidence de la Chambre, et qui a pour elle les pressions contre le Liban du fait des ingérences extérieures, veut aussi contrôler le gouvernement à travers le tiers de blocage. Elle pourra aussitôt paralyser, quand elle le veut, les séances du Conseil des ministres et renverser le gouvernement. En dautres termes, elle aura entre ses mains tous les détails de la vie politique et pourra entraîner le pays dans une paralysie totale et dans le rejet du tribunal à caractère international », a-t-il ajouté, prônant le retour au dialogue pour résoudre la crise, et déplorant lobstination de lopposition à vouloir le tiers de blocage et à rejeter toute solution consensuelle. <o:p></o:p>
Évoquant les dérapages qui ont lieu dans la rue, Fouad Siniora a souligné : « Nous navons dautres choix que le langage de la raison et du dialogue, sinon nous livrons le pays aux intérêts des autres qui veulent lutiliser pour régler leurs problèmes et se faire leurs guerres sur le territoire libanais. Les victimes qui sont tombées doivent faire comprendre à lensemble des Libanais que tout cela est en train dentraîner le pays vers des abîmes dangereux et ne résout rien. Le problème ne se règle pas dans la rue. Il ne sagit pas de démission du gouvernement ou de légitimité et de légalité (...), ces prétextes sont fallacieux. » Et dinsister sur la volonté de certaines parties de semer le trouble et la discorde dans la rue, en mettant laccent sur la détermination du gouvernement à népargner aucun effort pour parvenir à des solutions et à faire face, en même temps, au « coup dÉtat » qui se déroule actuellement. <o:p></o:p>
Nous sommes attachés aux libertés et à la souveraineté de lÉtat sur lensemble du territoire. Nous ne pouvons accepter quon nous donne chaque jour des leçons darabité et de patriotisme. Le Liban ne peut retourner à la situation qui prévalait avant lassassinat du président martyr Rafic Hariri. Les Libanais ne peuvent supporter de se retrouver crucifiés durant trente nouvelles années », a-t-il dit, en pointant un doigt accusateur vers la Syrie et vers lIran. <o:p></o:p>
Il a enfin lancé un appel au secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, à rejeter ce qui se produit, parce que cela « ne mène à rien ».<o:p></o:p>