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Ce blog parle de l'actualité politique au pays du cèdre , en soulignant l'importance d'un reveil du peuple libanais pour construire son pays.

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29/12/2006-INTERVIEW-2

1) une interview avec le Général AOUN (4 décembre) avec une contre réponse d'un citoyen Libanais,
2) une interview avec Samir GEAGEA (6 décembre) un des leaders du Mouvement du 14 Mars,
3) et une avec le Premier Ministre libanais, Fouad SINIORA (6 décembre) :
                1) Général Aoun: Le gouvernement doit démissionner
                                        Réponse contre réponse.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

un citoyen Libanais : Le gouvernement ne doit pas démissionner.<o:p></o:p>

04 Décembre 2006<o:p></o:p>

Le Parisien<o:p></o:p>

Que reprochez-vous au gouvernement de Fouad Siniora?

Général Michel Aoun. -La politique du gouvernement est un échec total dans tous les domaines. Fouad Siniora n'a pas respecté le programme sur la base duquel il a obtenu la confiance du Parlement. Il n'a réalisé aucune réforme économique exigée par la communauté internationale. Dans un système qui reste largement corrompu, aucun budget n'a été présenté depuis 2005. Ce gouvernement était censé élaborer une nouvelle loi électorale six mois après son entrée en fonction.

Or presque un an et demi est passé sans que cette loi voit le jour. Le plus grave reste l'impuissance de ce gouvernement à faire face aux différents assassinats qui ont touché des personnalités politiques depuis un an et demi. Aucun attentat n'a été élucidé, mais au contraire le gouvernement s'est attelé à instrumentaliser ces attentats à des fins bassement politiques. Un Tribunal international vient d'être créé par l'ONU pour juger les assassins de Rafic Hariri. J'ai été le premier à réclamer un Tribunal international, avant même Fouad Siniora et Saad Hariri, fils de l'ex-Premier ministre assassiné.<o:p></o:p>

H &M : La politique du gouvernement ne peut être jugée sous la pluie des bombes et des assassinats. Le Parlement libanais a accordé la confiance au gouvernement SINIORA sur la base d’un programme politique, social & économique. Certes, mais depuis le mois de juillet 2006, le pays se trouve dans des circonstances exceptionnelles de bombardements causés par une initiative hasardeuse de deux ministres hezbollahi, de violer un territoire qui n’est pas libanais, d’enlever des soldats qui ne se trouvaient pas sur le sol libanais et d’engager le pays dans une guerre totale qu’il n’a à aucun moment ni cherché ni voulu… Par suite, il était naturel que le gouvernement en place fasse face à la situation et chercher, avant toute préalable, d’arrêter l’effusion du sang innocent. Si l’opposition accorde une si grande importance au Parlement élu par le peuple… alors, qu’elle le laisse faire. C’est au Parlement d’exprimer sa défiance au gouvernement… « ce n’est pas la rue qui gouverne » !! D’ailleurs, par les manifestations manipulées, l’opposition empêche le Parlement de s’exprimer paisiblement.<o:p></o:p>

Oui le gouvernement – comme tout gouvernement face au terrorisme – reste impuissant face aux assassinats. Suite à la guerre fratricide de 1989, le Général AOUN a fini en exil en France, Samir GEAGEA en prison et les Libanais… dans une paix de cimetières. Lors de la guerre des 33 jours 2006, le gouvernement SINIORA n’a pas « fui » ces responsabilités, il n’a pas eu le temps d’instrumentaliser quoi que ce soit. Les services secrets syriens ont eu largement le temps, grâce à la guerre « éclaire » de 1989, de miner le terrain libanais. En 2006, il était du devoir du gouvernement de mettre en œuvre tous les moyens en sa possession pour protéger le territoire et le peuple libanais en résistant, condamnant et réclamant haut et fort Justice. Parmi les moyens légaux de condamnation, le gouvernement a œuvré et réussi à contribuer à la création d’un tribunal international compétent pour enquêter sur l’assassinat de Rafik HARIRI. On ne peut que se féliciter de l’assentiment du Général AOUN quant à la création de ce tribunal. Condamner les attentats, ne signifie pas les instrumentaliser « à des fins politiques »… et puis, de quelles fins parle-t-on ??? <o:p></o:p>


Ce gouvernement n'est donc plus légitime?

Général Michel Aoun. Il n'est plus légitime et doit démissionner car il a enfreint la Constitution libanaise spécifiquement en transgressant les articles 52 et 95 ainsi que le paragraphe Z de la constitution. Il a dissout le Conseil constitutionnel, la plus haute autorité juridique du pays, et ceci dans le but de l'empêcher de statuer sur notre requête pour l'invalidation de l'élection de onze députés, ce qui nous aurait donner la majorité. <o:p></o:p>

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H &M : Bien sûr que le gouvernement SINIORA est légitime. Il est avant tout « légal ». Il ne faut pas confondre les deux notions de « légalité » et de « légitimité ». Le gouvernement SINIORA est légal parce qu’il ne s’est pas imposé en dehors des règles prévues par la Constitution. Il est légitime tant qu’il a la confiance du Parlement.  On cite les articles 52 & 95 de la Constitution. De quoi s’agit-il ? l’article 52 concerne la négociation et la ratification des traités internationaux, dans le cas qui nous intéresse, il s’agit de la ratification du Protocole instituant le tribunal international pour l’enquête sur les assassinats politiques au Liban. Trois autorités sont concernées par la procédure : le Président de la République, le Chef du gouvernement et le Conseil des ministres. Ce que l’opposition conteste, c’est le vote à l’unanimité du projet de création de ce tribunal pendant que six ministres (dont cinq chiites) sont démissionnaires (art. 95). Le gouvernement étant composé de 23 membres (sans le Premier ministre), il a délibéré en présence et avec l’accord des 17 présents (le chef du gouvernement n’a jamais entériné la démission des « six » mais ceux-ci refusent de réintégrer leurs ministères). Ce que l’opinion publique internationale doit savoir c’est que la démission des ministres chiites avait pour unique but de « bloquer » le processus gouvernemental (faute d’obtenir une minorité de blocage par la création d’autres ministères) et non de manifester simplement leur désaccord avec une certaine politique gouvernementale. En temps de grave crise, les ministres se doivent d’être solidaires pour sauver l’essentiel et non de se désolidariser pour abattre ce qui reste encore debout…<o:p></o:p>

Un argument est avancé par l’opposition pour soutenir l’illégitimité du gouvernement SINIORA. Cet argument consiste à dire que par la démission des ministres chiites, le gouvernement n’est plus « représentatif » et, par suite, doit démissionner. Ce qu’il faut ABSOLUMENT savoir, c’est que le gouvernement libanais est certes composé d’une manière à assurer une représentation équitable des différentes communautés religieuses reconnues officiellement au Liban. Mais, une fois au gouvernement, le ministre représente, tout comme les députés, « la Nation » et non les communautés… Au Liban, c’est « le peuple » qui est « la source des pouvoirs » et non les communautés religieuses <o:p></o:p>

Vous appelez le Liban à se libérer de toutes les intervention étrangères. Qui visez-vous?

Général Michel Aoun. Je vise tous les pays qui interfèrent dans notre vie politique interne. Nous avons l'impression qu'ils veulent que notre gouvernement soit à leur solde. La pérennité du Liban m'oblige aujourd'hui à dire non à la Syrie, à l'Egypte, à l'Iran, à l'Arabie Saoudite, mais aussi aux Etats-Unis et à la France. <o:p></o:p>

H &M : Je suis tout à fait d’accord sur le principe de non ingérence dans les affaires intérieures de tout Etat souverain et indépendant. Le problème du Liban est quand même spécifique. Le Liban – aujourd’hui – n’est ni « réellement » indépendant ni « effectivement » souverain. D’abord, je me permets de rappeler un des éléments du « pacte non écrit » de 1943 élaboré par Bchara L’KHOURY (chrétien maronite) et Riad EL SOLH (musulman sunnite) et selon lequel, les musulmans d’une part, acceptaient de ne plus s’allier au monde arabe pour les affaires libano-libanaises et les chrétiens d’autre part, faisaient de même vis-à-vis de la France … Ensuite, la situation actuelle du Liban : D’où vient le danger pour ce pauvre pays six fois millénaires ?? Certainement pas de la France ni des Etats-Unis d’Amérique, ni de l’Arabie Saoudite ni de l’Egypte. Il faut regarder les choses en face. La Syrie, n’a jamais reconnu l’indépendance du Liban, elle le considère  comme une province rebelle qu’il faut mater. L’Iran, utilise les « déshérités » du Sud du Liban pour faire « sa » guerre au « grand Satan », les Etats-Unis, et au « petit Satan », la France. Enfin, lorsque vous êtes en danger, et, si vous croyez en une Justice internationale, vous vous dirigez naturellement de son côté. Les alliés du Liban, ce sont ni nécessairement la France, ni nécessairement les Etats-Unis certes, mais, la Justice Internationale. Et cette Justice est assurée par l’Organisation des Nations Unies dont les Etats-Unis, la France, mais aussi la Russie la Grande Bretagne et la Chine font partie. Le Liban ne peut et ne veut se faire justice lui-même. Le peuple Libanais ne connaît pas la culture des assassinats ni celle des attentats ni celle des prises d’otages. Tout le monde sait qui possède cette culture. Suivez mon regard !! <o:p></o:p>

Vous, qui avez toujours dénoncé la mainmise de la Syrie sur le Liban, êtes aujourd'hui accusé de faire le jeu des Syriens...

Général Michel Aoun. Quand j'étais en exil en France et à chaque fois que je me prononçais contre l'occupation syrienne, la France me rappelait à mon devoir de réserve. Pendant ces quinze ans, la communauté internationale, dont les Etats-Unis et la France, considérait la Syrie comme un facteur de stabilité au Liban. C'est cette politique cynique qui a poussé nombre d'hommes politiques libanais à prendre le chemin de Damas. Aujourd'hui, je travaille pour consolider le pouvoir libanais en oeuvrant à une vraie réconciliation nationale.

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H &M : Toute personne qui demande l’asile et qui l’obtient est naturellement dans l’obligation de réserve. Il était donc tout à fait normal qu’en tant que « réfugié » (je l’ai été moi-même en raison de la guerre de 1989 !! et je profite du Blog pour exprimer ma reconnaissance à la France), on ne puisse se mêler de « politique ». La Syrie s’est vu offrir le Liban sur un « plateau » en raison de la guerre de 1989, déclenchée par l’armée libanaise sur ordre, contre les Forces Libanaises (considérées comme des « voyous » malgré leur martyr pour sauver le pays de 1975 à 1989). La Syrie a pu donc mettre la main sur le Liban à une époque où le mur de Berlin tombait et à une époque où Saddam HUSSEIN envahissait le Koweit. La communauté internationale a fermé les yeux sur le Liban et la Syrie y est allée de main forte… de 1990 à 2005. Celui qui a débarrassé  le Liban de la Syrie c’est bien le martyr Rafik HARIRI. C’est suite à son assassinat  que la communauté internationale (plus particulièrement la France) s’est réveillée pour pousser la Syrie au-delà des frontières libanaises (résolution 1559). <o:p></o:p>

La réconciliation ne se fait par une alliance aveugle et/ou intéressée à la Syrie mais par une alliance avec les Libanais, en l’occurrence avec la majorité parlementaire et le gouvernement et non contre cette majorité et par les moyens d’oppression.<o:p></o:p>

 Votre entente avec le Hezbollah, qui a choqué une grande partie des chrétiens du Liban, n'est-elle pas contre-nature?

Général Michel Aoun. Pas du tout, même si je comprends les interrogations des uns et des autres. Les médias diabolisent le parti du Hezbollah alors qu'il représente 30% du peuple libanais. Nous avons l'obligation de nous entendre avec toutes les composantes de la société Libanaise. Dans le document d'entente que nous avons signé avec le Hezbollah, nous réclamons le tracé des frontières entre le Liban et la Syrie, la libération des détenus libanais dans les prisons syriennes, l'établissement des relations diplomatiques entre nos deux pays, le refus de toute forme de retour à la tutelle syrienne et le retour des réfugiés libanais en Israël.

Sur la scène libanaise, nous sommes d'accord avec le Hezbollah pour l'instauration d'un Etat moderne favorisant l'émergence de la société civile en limitant l'influence des sensibilités confessionnelles. <o:p></o:p>

H &M : Je fais partie des Libanais qui ne comprennent pas l’« alliance » au Hezbollah. Mon inquiétude ne concerne pas le Hezbollah en soi. Les chiites du Hezbollah font partie intégrante du peuple libanais (encore faut-il qu’ils se considèrent ainsi eux-mêmes !!). Une Nation ne se construit pas par la destruction ni par une allégeance à un pays étranger. Tout le monde sait  que le Hezbollah en tant que milice est soumis au Guide suprême de la Révolution islamique et pas au pouvoir libanais. Tout le monde sait aussi que les armes du Hezbollah (et d’ailleurs pourquoi une partie de la population serait-elle ainsi armée jusqu’aux dents ???) proviennent de la Syrie. Au Liban, il y a une seule et unique population – quelle que soit l’appartenance religieuse des uns et des autres. Au Liban une seule allégeance doit nous unir – une allégeance sans condition à la Nation et au drapeau libanais (pas au drapeau jaune ni aux photos de NASSRALLAH bizarrement brandies dans toutes les manifestations et dans toutes les rues envahies). Le seul culte au Liban, ce ne devrait pas être le « culte de la personne » qu’il s’agisse de la personne de AOUN, de NASSRALLAH, de GEAGEA, HARIRI ou de JOUMBLATT. Notre seul culte, nous Libanais, nous le vouons pour le LIBAN.

Comment résoudre aujourd'hui cette grave crise politique qui tourne à l'épreuve de force?

Général Michel Aoun. Il faut mettre en place un gouvernement d'union nationale qui élabore une nouvelle loi électorale et remette sur pied le Conseil constitutionnel, prélude à l'organisation d'élections législatives anticipées. Ainsi le nouveau Parlement représentatif et légitime élira un nouveau président de la République Libanaise qui sera respecté par tous. <o:p></o:p>

H &M : Je ne pense pas que lorsque le pays est à feu et à sang, que la seule préoccupation soit l’élaboration « d’une nouvelle loi électorale ». Ou alors, on prend les gens pour des dupes ! Lorsque la maison brûle, on ne cherche pas à accorder la couleur des rideaux avec celles des canapés… mais avant tout à éteindre le feu…bon sang !! <o:p></o:p>

On ne brûle pas Rome pour allumer une cigarette.<o:p></o:p>

Le Liban vaut mieux que cela…A bon entendant… salut. Hiam Mouannès<o:p></o:p>

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2) GEAGEA: La Syrie veut un gouvernement libanais à sa botte
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BY: L'ORIENT LE JOUR (6 décembre 2006 à 05h55)<o:p></o:p>

le régime syrien ne veut pas d’un gouvernement libanais qui refuserait de se conformer au bon vouloir de la Syrie<o:p></o:p>

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Geagea : La Syrie ne veut pas d’un gouvernement libanais qui ne lui soit pas soumis. Le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a affirmé, dans une déclaration à la presse, que le régime syrien ne veut pas d’un gouvernement libanais qui refuserait de se conformer au bon vouloir de la Syrie et qui ne lui soit pas soumis. <o:p></o:p>

 Commentant les développements en cours sur la scène locale, M. Geagea a notamment souligné que le gouvernement de Fouad Siniora ne tombera pas. « Les incidents qui se sont produits à Beyrouth étaient prévisibles, a déclaré le leader des FL. Les chefs spirituels musulmans ainsi que les organismes économiques ont mis en garde contre le recours à la rue. C’est de leur droit de manifester, mais pas dans un tel climat, et ce en raison des risques et des dangers qui se présentent. » <o:p></o:p>

M. Geagea a, d’autre part, vivement dénoncé les campagnes médiatiques menées par la télévision du Hezbollah al-Manar. « Cette télévision, a-t-il déclaré à ce propos, mène une véritable guerre. Tout média a, certes, le droit de défendre certaines options politiques, mais il n’a nullement le droit de déformer les réalités et de faire de la désinformation. Il n’a pas le droit de monter en épingle des incidents mineurs pour leur donner une portée confessionnelle et sectaire. Il est malheureux de constater que le climat entretenu par ces médias se répercute au niveau de la rue. Il est donc important que chaque fraction fasse preuve de sérénité et contrôle ses médias. » <o:p></o:p>

 Et M. Geagea d’ajouter : « Ce qui est sûr, c’est que le gouvernement reste et nous poursuivrons notre travail normalement. Si les jeunes de l’autre partie veulent continuer à descendre à la place Riad Solh, ils sont libres de le faire, à condition de ne pas gêner et provoquer les autres en créant une tension dans le pays. Or, aujourd’hui, ils entretiennent la tension et paralysent l’activité au centre-ville (…). En ce qui nous concerne, nous ne céderons pas à la pression et au chantage. Cela est hors de question. Nous ne pouvons pas céder car en nous soumettant à certaines requêtes douteuses, nous risquons d’aboutir à une grande perte (…). Nous ferons tout pour sortir de la crise actuelle, à condition de ne pas entraîner le pays dans une crise plus grave, semblable à celle que nous avons vécue au cours des quinze dernières années. » <o:p></o:p>

Le leader des FL a, d’autre part, déclaré que les propositions de solution avancées par le Premier ministre et par le secrétaire général de la Ligue arabe « sont dignes d’intérêt, mais l’autre partie ne les a pas prises en considération ». Et d’ajouter que l’opposition ne saurait sortir gagnante de cette épreuve de force « car il existe des constantes dans ce pays, de même que la position populaire est claire, sans compter aussi l’attitude des chefs spirituels musulmans et chrétiens, et celle des organismes économiques, en sus du rapport de force ». <o:p></o:p>

M. Geagea a, par ailleurs, affirmé que la motivation de l’opposition et de la Syrie est non pas d’aboutir à un gouvernement d’union nationale, mais de « torpiller le tribunal international ainsi que la résolution 1701, de faire retourner le pays quinze ans en arrière par le biais du tiers de blocage au sein du gouvernement et de paver la voie à des élections législatives en vue d’élire un président semblable à Émile Lahoud ». <o:p></o:p>

Et le leader des FL de conclure : « Le régime syrien ne veut pas d’un gouvernement libanais qui refuserait de se conformer à la volonté syrienne. Le régime syrien ne veut pas du gouvernement actuel car ce dernier est déterminé à aller de l’avant dans la formation du tribunal international, dans l’application de la résolution 1701 et dans le ramassage des armes afin de les placer sous le contrôle de la légalité et de l’armée libanaise ». <o:p></o:p>

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3) SINIORA : « Le gouvernement ne saurait être un lieu de blocage de la décision »<o:p></o:p>

BY: L'ORIENT LE JOUR (6 décembre 2006 à 05h50) :

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Nous n’avons jamais dit que nous étions contre l’idée d’un gouvernement d’union nationale. Cependant, le gouvernement ne saurait...<o:p></o:p>

 Les Libanais ne pourraient supporter trente nouvelles années de crucifixion », affirme le Premier ministre, Fouad Siniora.<o:p></o:p>

 Siniora : « Le gouvernement ne saurait être un lieu de blocage de la décision. Nous n’avons jamais dit que nous étions contre l’idée d’un gouvernement d’union nationale. Cependant, le gouvernement ne saurait être un lieu de blocage de la décision, mais de dynamisation et de prise de décision. » C’est ce qu’a affirmé hier le Premier ministre Fouad Siniora, qui continue à recevoir de manière ininterrompue des délégations populaires de soutien au Grand Sérail. <o:p></o:p>

Il est certain que notre pays traverse actuellement une période particulièrement délicate, qui nécessite à la fois beaucoup de sagesse, de détermination et de clairvoyance. Depuis l’assassinat du président martyr Rafic Hariri, le pays traverse cette période délicate, qui est une perpétuation, mais par d’autres moyens, de ce dont nous avons souffert durant des années au niveau de l’incapacité du pays à s’exprimer librement (...) », a indiqué M. Siniora. <o:p></o:p>

Il a ensuite développé son argumentation relative au retrait des ministres chiites du gouvernement, lié à la question du tribunal international, évoquant ensuite la rapidité avec laquelle le pays a été entraîné dans la guerre contre Israël, puis les efforts déployés par le cabinet pour mettre fin à la confrontation. <o:p></o:p>

Malgré tout cela, nous sommes devenus le gouvernement de l’ambassadeur Feltman ! Depuis plusieurs semaines, le guide spirituel iranien Ali Khamenei affirme qu’il veut défaire les Américains au Liban. Nous l’appuyons dans ses efforts, et par tous les moyens, mais qui a pris la peine de consulter les Libanais sur la question de faire du Liban une arène pour vaincre les Américains ? Au lieu que ce gouvernement soit celui de la résistance politique, le voilà comparse d’un complot ! » a poursuivi le Premier ministre, en dénonçant la polarisation mise en place par l’opposition. <o:p></o:p>

L’opposition, qui a entre ses mains la présidence de la République et la présidence de la Chambre, et qui a pour elle les pressions contre le Liban du fait des ingérences extérieures, veut aussi contrôler le gouvernement à travers le tiers de blocage. Elle pourra aussitôt paralyser, quand elle le veut, les séances du Conseil des ministres et renverser le gouvernement. En d’autres termes, elle aura entre ses mains tous les détails de la vie politique et pourra entraîner le pays dans une paralysie totale et dans le rejet du tribunal à caractère international », a-t-il ajouté, prônant le retour au dialogue pour résoudre la crise, et déplorant l’obstination de l’opposition à vouloir le tiers de blocage et à rejeter toute solution consensuelle. <o:p></o:p>

Évoquant les dérapages qui ont lieu dans la rue, Fouad Siniora a souligné : « Nous n’avons d’autres choix que le langage de la raison et du dialogue, sinon nous livrons le pays aux intérêts des autres qui veulent l’utiliser pour régler leurs problèmes et se faire leurs guerres sur le territoire libanais. Les victimes qui sont tombées doivent faire comprendre à l’ensemble des Libanais que tout cela est en train d’entraîner le pays vers des abîmes dangereux et ne résout rien. Le problème ne se règle pas dans la rue. Il ne s’agit pas de démission du gouvernement ou de légitimité et de légalité (...), ces prétextes sont fallacieux. » Et d’insister sur la volonté de certaines parties de semer le trouble et la discorde dans la rue, en mettant l’accent sur la détermination du gouvernement à n’épargner aucun effort pour parvenir à des solutions et à faire face, en même temps, au « coup d’État » qui se déroule actuellement. <o:p></o:p>

Nous sommes attachés aux libertés et à la souveraineté de l’État sur l’ensemble du territoire. Nous ne pouvons accepter qu’on nous donne chaque jour des leçons d’arabité et de patriotisme. Le Liban ne peut retourner à la situation qui prévalait avant l’assassinat du président martyr Rafic Hariri. Les Libanais ne peuvent supporter de se retrouver crucifiés durant trente nouvelles années », a-t-il dit, en pointant un doigt accusateur vers la Syrie et vers l’Iran. <o:p></o:p>

Il a enfin lancé un appel au secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, à rejeter ce qui se produit, parce que cela « ne mène à rien ».<o:p></o:p>

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